La consommation des abonnements numériques plus élevée chez les 18-24 ans

Malgré des revenus plus faibles, les jeunes adultes consacrent chaque mois entre 59€ et 64€ à leurs abonnements numériques, soit un niveau de dépense supérieur à la moyenne des Français, estimée à 54€ par mois.

Ils consomment principalement ces services payants :

• des services de vidéo à la demande (77%)

• des services de streaming musical (66%)

• des services d’e-commerce (40%)

Abonnement intermittent, résiliation… Pour tenir le budget, les jeunes procèdent à des arbitrages plus importants et contraignants

Cette charge financière se traduit par des arbitrages plus fréquents : 70% des 18-24 ans ont déjà résilié ou envisagé de résilier un abonnement pour des raisons financières (contre 56% en moyenne).

Pour continuer à accéder aux contenus, et refusant de renoncer à leurs abonnements, 41% pratiquent l’abonnement intermittent (contre 30% des Français), en activant et résiliant leurs services selon les contenus proposés.

Cette pression budgétaire se traduit également par les pratiques de streaming illégales : 32% des 18-24 ans déclarent y avoir déjà recours (contre 10% en moyenne).

Une génération plus sensible à la fatigue numérique

38% déclarent ressentir une fatigue ou une charge mentale liée à la multiplication des abonnements. En cause notamment : la difficulté à suivre et gérer ces services au quotidien. 58% ont déjà oublié de résilier un abonnement, près d’un tiers à plusieurs reprises, engendrant des dépenses non maîtrisées.

7 jeunes sur 10 plébiscitent le co-abonnement face à la hausse des prix

Dans ce contexte, de nouvelles façons de consommer les abonnements numériques s’installent. Le partage d’abonnement, sur un principe comparable à celui du covoiturage, apparaît comme une solution légale de plus en plus intégrée aux usages.

65% considèrent qu’une solution légale de partage représente une alternative au piratage, et 56% déclarent déjà partager leurs abonnements, ponctuellement ou régulièrement.

Les usages observés chez les 18–24 ans traduisent moins un rejet du modèle d’abonnement qu’une adaptation contrainte à un système devenu plus coûteux et plus complexe.

À mesure que les prix augmentent, la question dépasse la simple saturation des offres et pose celle de l’accès durable aux contenus numériques, avec un risque de fracture fondée sur la capacité à payer des services devenus essentiels.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’information complémentaire ou pour échanger avec Jean-Brice de Cazenove, fondateur et CEO de Sharesub.

Graphiques de l’étude en pièce jointe.